Ouneiba l'Ecrivain

Un blog qui donne la parole à l'écrivain et à l'être humain. Un moyen de faire parvenir des opinions et des vérités pas toujours reconnus comme tels.

Liberté pour la Syrie

afoune | 17 novembre, 2011 16:39

Peace Be Upon You

Tous nous voulons que dame liberté régne sur la Syrie, plus de 40 ans de dictature, c'est trop !

Chaque matin en me réveillant, je prend connaissance d'une nouvelle liste de martyr tombé traitreusement sous les feux de Chbiha et force de l'ordre !

Assister impuissant à ce déferlement de sang sur un pays réputé pour être un havre de paix, ne doit pas nous immobiliser indéfiniment ! Que cela change et maintenant, si la Turquie peut intervenir et assurer des corridors sûrs aux civils Syriens, nous applaudirons car il y va de la survie d'innocents.

Nos frères et soeurs Syriens ont trop attendus une aide qui ne vient pas et personne n'a dit à l'Otan d'intervenir, nous avons encore la possibilité de faire entendre raison aux sbires de Damas, quitte à armer les militaires dissidents Syriens.

Faisons ce que nous pouvons, une manière de ne pas regretter ensuite notre incapacité de réagir.

www.afafaniba.net 

Retour sur l'actualité

afoune | 04 octobre, 2011 10:42

Peace Be Upon You

Les matins au réveil le temps est floue puis le soleil apparait dans toute sa splendeur avec un vent froid. Une absence de deux mois, du repos et un retour sur les chapeaux de roue, Tripoli est tombé avec Syrte ce matin, bonne nouvelle.

Un salon du livre international qui se clôture, la lecture promet, avec un projet de manuscrit et l'envie de reprendre le roman "Le message d'Istamboul" au plus vite.

Un soi-diant état Palestinien ne passera pas à l'Onu et le peuple Palestinien devrait revenir à la case départ la résistance armée ni plus ni moins. Le peuple Syrien tous les jours dans les rues et la bataille pour mettre fin au règne du Bâas s'annonce coûteuse mais il y a un prix à tout. Une rentrée agitée et une éducation des plus médiocre qui attends nos enfants avec un encadrement plus soucieux de ses profits que du niveau de l'enseignement, bref c'est l'automne et ses remous.

Tiens, Tiens Ils aiment la révolution !

afoune | 05 juin, 2011 18:25

Peace Be Upon You

A croire les chefs d'états du G8 à Deauville, la révolution cela rapporte gros !

Eh oui, tout à chacun a le plaisir d'investir en place forte et de soi-disant soutenir les révolutionnaires et leurs revendications légitimes démocratie et droits de l'homme !

Tout le monde sait même les chats et chiens que ses messieurs des Usa au Japon sont les états les plus endettés au monde et les plus pervers côté humanisme.

Nous n'avons pas à nous faire des illusions sur leur prétendu largesse, rien qu'a voir nos frères citoyens en Grèce et en Irlande pour prendre la mesure de la mansuétude suspecte de ce G8.

Nous ne pouvons nous laisser faire et les Tunisiens, les Egyptiens, les yéménites et bientôt Libyens et Bahreinis ne sont pas prêts de se laisser abuser ni de marcher avec le vent.

Trop ces grands ont volés et camoufler leurs crimes et ce n'est pas maintenant avec leur air emprunté qu'ils vont nous amadouer, la révolution n'a pas seulement balayer les dictateurs mais a aussi jeté dehors le protectorat rigide du nouvel ordre mondial ! 

 

C'est vraiment bizarre !

afoune | 10 avril, 2011 11:05

Peace Be Upon You

Le premier à s'engager dans des frappes aériennes contre les milices de Khaddafi est l'armée Américaine.

Depuis trois ou quatre jour, une nouvelle est tombé : l'armée de l'air Américaine a cessé ses frappes et son engagement militaire et les drôles de politiciens de Washington parle de s'arranger avec Khaddafi et sa clique!

Il  ya de quoi avoir le tournis!

L'administration Barack Obama est franchement défaillante. A une année des élections présidentielles, Obama prend le luxe d'une manouevre politique qui se termine par un fiasco, non vraiment, l'électeur Américain n'est pas idiot à ce point !

Il sait encore faire la différence entre un président intelligent et un autre qui tourne en rond dans le bureau ovale en attendant que ses chers conseillers lui donne une vision sereine de la politique à suivre ! Entre parenthèse la vision des conseillers de la White House a été toujours cauchemardesque et cela depuis un demi-siècle donc à s'attendre que la politique de Washington s'améliore, nous aurons à attendre longtemps.

Je conclus sur la pensée brillante et courageuse du premier ministre polonais Mr Donald Tusk, en lisant l'interview qu'il a donné au journal Le Monde, je me suis surprise pour la première fois depuis longtemps à espèrer que les lendemains de l'Europe soient plus souriants avec plusieurs copies authentiques de Donald Tusk, un homme plein d'action, tout ce qu'il y a de sage et d'humaniste ! 

Cet Homme Polonais s'est intérrogé et à juste titre pourquoi l'Otan n'intervient pas partout où il y a des violations des droits de l'homme ? Une façon de dénoncer le deux poids, deux mesures de l'Occident.

Il a bien rapellé aux lecteurs que la crise financière s'est passé dans les bourses de New York, Londres et non pas à Varsovie ou à Vilnius !

Et a averti ses pairs Européens, que l'Europe peut s'en sortir de la crise finacière mais si elle vient à perdre sa foi dans ses valeurs, c'est là où elle coulera vraiment!

 

Appel de AnswerNational

afoune | 02 février, 2011 16:47

The U.S. gives $2 billion per year to prop up the Mubarak dictatorship. Egypt is second only to Israel as the largest recipient of U.S. "foreign aid."

That "assistance" has been used to buy the tear gas and other weapons and equipment that are killing Egyptian people attempting to exercise their right to protest and speak out.

I demand an immediate end to all U.S. aid to the Mubarak dictatorship.
In the Name of God.
Please remember the courage of president John Fitzgerald Kennedy, stop your support to dicatorship of Moubarek Regime.
Stop it

Afaf Aniba
Free thinker from Algeria

Pourquoi Stéphane Hessel ?

afoune | 18 janvier, 2011 17:35

Peace Be Upon You

Au nom de Dieu pourquoi Stéphane Hessel ?

Comme nous tous il a une conscience et comme nous tous il a droit à la parole libre.

Pourquoi le priver de ce droit ?

Pourquoi en faire toute une affaire, sa position dans la sale guerre que mène "Israël" contre le peuple Palestinien ?

Chacun a le droit de dire ce qu'il pense et d'agir dans ce sens.

Il n'a ni appelé au meurtre ni à la violence.

M. Hessel a une opinion qu'il défend farouchement, doit-on lui reprocher cela ?

Pardonnez-moi mais parfois on a envie de tout casser avec ces partis pris et ce mépris de la liberté d'expression et heureusement nous nous retenons. 

Nous devons avoir le courage de dire Basta !

Nous ne devons pas avoir peur d'appeler les choses par leur noms, nous ne pouvons continuer la politique de camouflage, assez de manipulation s'il plait à Stéphane Hessel de dire ce qu'il pense, libre à lui.

Personne ne devrait se poser en objecteur de conscience, surtout pas les gouvernements et les prétendus élites ou société civile.

Nous avons tout vu à notre époque, et nous ne pouvons nous permettre de rester spectateur quand l'essence de notre existence la liberté est mise à mal par de drôle d'individu.

 

WE ARE ALL JULIAN ASSANGE

afoune | 09 décembre, 2010 15:42

WE ARE ALL JULIAN ASSANGE.

We are proud of JULIAN ASSANGE, he desserves our respect and esteem. Everyone want preserve the secret of state, everyone want to respect confidential document of every state in the world but with Usa government we don't have a choice, American administration is the empire of evil and the courage of JULIAN ASSANGE is now a myth for all free people through the world. HE was courageous, sincere, and human. We can not approve the American policy, the language of all American administration except George Washington government Einshower government and Kennedy goverment, all they are war administration and they don't seek  peace or want to impose pax American.

We refuse pax Americana, enough it's enough. It's the right of everyone to know the truth about war in Palestine, Irak, Afghanistan, Sudan, Somali, Georgie and the conflicts of planet earth. We refuse the lessons of democracy from Washington, we refuse the American leadership, we want to be free as we birth. JULIAN ASSANGE NEVER NEVER WE FORGET YOU. NEVER WE LET YOU ALONE. YOU HAVE ALL THE WORLD WITH YOU. WITH YOU, LIKE YOU, WE ARE FREE.

To support Julian Assange and Wikileaks please sign in this petition :

https://secure.avaaz.org/en/wikileaks_petition/97.php

Boycotter c'est la juste solution

afoune | 08 novembre, 2010 12:01

Peace Be upon You

Nous n'avons pas à craindre les foudres des sympathisants d'Israël, chacun est libre de penser comme il veut, qu'on ne fasse pas obstruction à la liberté c'est tout !

A entendre certaine presse c'est une crime que de punir pacifiquement des criminels ! Nous avons tout appris. Une fois encore je remercie les lecteurs qui ont fait le saut sur inlibroveritas pour lire "Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui".

 Je crois que nous avons le droit de désapprouver l'expansionnisme agressive des sionistes, soixante deux ans après toujours pas d'état Palestinie, Oslo et tous les accords adjacents annulés et on nous demande d'avoir un grand coeur !!

On parle du terrorisme soi disant Palestinien mais black out sur le terrorisme d'état d'Israël, les passagers de la Flotille de la Liberté ont été arraisonnés en plein eau international, tués blessés, fait prisonnier et interrogatoire en régle et on nous demande de comprendre les motivations des Israéliens !

Grand merci à tous les lecteurs de "Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui"

afoune | 31 août, 2010 10:37

Peace Be Upon You

Je remercie infiniment tous les lecteurs qui ont bien voulus lire ma nouvelle réaliste intitulée " Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui" L'aventure a commencé en décembre 2008 et s'est terminée cet été 2010. Episode par épisode, j'ai tenté d'écrire les émotions, les peurs et les actions d'une femme Palestinienne, épouse et mère. Je n'ai pas eu à imaginer quoi que ce soit, je reçois chaque jour du courrier des activistes me relatant l'enfer terrien qu'est devenu Gaza.

Ce qui m'a particulièrement touchée, est que la moyenne de lecteur de chaque épisode était une cinquantaine de lecteur, merci.

Nous ne pouvons imaginer quoique nous le voulons ce que cela signifie de survivre, de continuer les gestes de la vie dans une bande de terre encerclé, assiégée de toute part, autant par l'ennemi que par le frère. Dépourvus de tout, la tragédie sans nom que vivent nos frères et soeurs à Gaza en Palestine, nous donne une idée de la Pax Israélo-Americana. Le premier ministre suédois a déclaré devant le parlement de son pays " Le Bocus sur Gaza est la plus grande erreur d'Israël, car ce blocus crée et donne vie à l'extrémisme."

Celui qui veut retrouver en entier la nouvelle de "Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui", lisez là sur ce lien sur Inlibroveritas.net

http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre27923.html

Epilogue de "Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui"

afoune | 25 juillet, 2010 12:14

 
« Maintenant c’est moi Selma qui parle : nous sommes le 14 mars 2009 je suis avec Okba et Abdel Raouf les seuls survivants de notre famille, maman et mes trois frères sont morts à Jebalia ayant sauté sur des mines semés par l’ennemi à la veille de son agression militaire appelé « Plomb durci. »
Leurs corps pulvérisés n’ont pas eu droits à une sépulture et on n’a pas pu approcher de la zone où ils sont morts et pour cause les tanks israéliens mitraillaient invariablement toute ombre qui bougeait dans un périmètre d'un kilomètre et demi. Ce n’est que depuis deux semaines que moi et Okba on a pu y aller avec le Croissant Rouge Palestinien et des volontaires étrangers, je regardai le bord de la route à la recherche de quelque chose d’un morceau de tissu déchiré, d’un bout de soulier, rien !
Absolument rien ne subsiste d’eux ! Maman est morte, Hassan est mort, Farida est morte et  notre benjamin Radhi est mort.
Ils étaient partis pour ce malheureux bain, la guerre survint et bloqué au camp de Jebalia pendant des jours et des jours, ils crurent profiter d’une très courte accalmie pour nous revenir.

J’imagine l’inquiétude de maman coupée complètement de moi Okba et Abdel Raouf mais l’ennemi en a voulu autrement, il avait miné les sorties du camp de réfugié de Jebalia signant ainsi l’acte de leurs morts.
Le texte écrit de la main de ma mère étaient des impressions, qu’elle notait de temps en temps « une manière d’écrire l’Histoire » comme elle me le disait avec son sourire si courageux, c’était aussi une manière de coucher noir sur blanc ses angoisses et ses appréhensions. J’ai donnée la dernière partie de ce texte à publier dans l’espoir qu’il soit lu, le simple fait qu’il soit lu, rehausse toute sa vie d’une signification particulière car par delà la mort maman a apporté son témoignage, le témoignage d’une mère qui n’avait qu’un souci, de protéger sa progéniture contre la figure hideuse de la méchanceté. 
Nous sommes toujours sous blocus, moi et mes deux frères nous sommes toujours sous le choc de notre perte mais il y a Dieu et au jour du jugement justice sera faite, parce que pardonnez-moi je ne crois plus à la justice des humains. »

Signé Salma Qadhi
Le 5-05-09
Quartier Nouarra, Gaza-est, Palestine.

Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui XVI

afoune | 16 juin, 2010 19:54

Okba rentra avec un visage rayonnant peu avant la prière du Maghreb, celle du crépuscule. Il nous raconta sa journée...


-  Je travaille dans un collège dans la bibliothèque, classant les livres et les prêtant aux écoliers et imagine maman, la directrice m’a dit qu’elle allait faire tout son possible pour que je puisse poursuivre en même temps mes études ! Tu peux dire que ton fils Okba est le conservateur de la bibliothèque du collège Salah Eddine.
 
 Ecoutant mon ainé, je remerciai chaudement Dieu en mon for intérieur. Poursuivant, il dit :

- Je suis bien rétribué ma chère maman et dés aujourd’hui il m’ont donné l’équivalent de 25 dollars un avancement.


- Je voudrais que tu me conduises au monsieur qui t’a trouvé ce poste, je dois le remercier mon fils, ai-je déclaré très émue en recevant l’argent de ses mains.

Ce soir-là je pris à part Salma pour lui parler.

Salma me regarda l’air interrogateur en me voyant revenir vers elle après que j’ai mis le repas de Okba devant lui.
 
- Ecoute ma fille, j’ai à te confier certaines choses et tu dois me promettre de prendre mes instructions au sérieux.



- Bien sûr mama, fit d’emblée la jeune adolescente, en s’asseyant près de moi.

Voyant les enfants entourant leur frère aîné, je baissais la voix et je déclarai :
 

-  Salma, nous sommes croyants et la mort peut survenir à tout moment, par une maladie comme par l’entremise d’un obus israélien n’est-ce pas ?

- Oui, maman.

- Bien, pour cela je voudrais que, au cas où dans les jours à venir ou disons dans le futur, quelque chose de fâcheux m’arrive. Tu dois prendre soin de tes frères et sœurs.

J’eu un serrement de cœur, Salma à ces paroles avait porté sa main à sa bouche étouffant un sanglot. Spontanément, elle m’étreignit : «  Ô Maman ne dis pas cela, tu survivras et tu verras tes petits-enfants in Châa Allah. »  Je fis le ton apaisant :


-  Rassure-toi, je tiens à la vie et je  ferai tout pour pouvoir vous voir mariés et réussir vos vies mais je te dis cela par précaution parce que on ne sait jamais avec le destin, Dieu seul sait Salma.
 

 Ma pauvre fille fit un grand effort pour sourire et prit mes mains dans les siennes :

-  J’ai compris maman et je te fais le serment de tenir ma parole et de veiller sur mes frères et sœurs. Qu'Allah nous garde tous vivants In Châa Allah.

  Je hochai la tête satisfaite et fière de son courage, je la pris longuement dans mes bras, mon esprit était déjà à demain. Au petit jour le cadet de mes fils souffrit d’une diarrhée subite, je dus reporter notre départ pour le camp de Jébalia d’une journée. Les enfants protestèrent mais je ne pouvais pas laisser derrière nous leur frère malade.

   Nous n’avions pas de riz à la maison, pas de médicaments, non plus je dû avoir recours aux herbes que ma belle-mère m’avait apporté dans une de ces dernières visite. J’en fis une tisane et je la donna au petit Hassan. À son goût amer, il fit une grimace.

  Je passais la matinée à observer son état qui s’améliora un temps puis empira dans les heures qui suivirent. Je le pris avec Abdel Raouf qui avait lui aussi un commencement de diarrhée pour les emmener au dispensaire situé à moins de huit cent mètre de notre maison. Là, c’était la désolation, le médecin les examina et me fit grise mine :

 


-  Une diarrhée aigue qui est dû à quelque chose qu'ils ont dû absorbé par mégarde, êtes-vous sûre qu'ils n'ont rien mangé ou bu de suspect ?

- Comment vous l'assurer docteur, avec l'eau que nous prenons d'une grande mare à une grande distance de chez nous ? Fit-je l'air accablée.
 

- Où se trouve cette mare au juste ?

Je lui décrivit l'emplacement exacte, le médecin hocha lourdement la tête :

- Je vais vous donner une adresse, ils vous fourniront au moins là de l'eau propre à boire, c'est loin mais il le faut, vous n'avez pas le choix madame.

- J'irais où vous voulez docteur, fasse que nous buvons une eau propre ! Est-ce que je peux communiquer cette adresse à mes voisins ?

- Bien sûr !

- Pour l’ordonnance, croyez-vous que je trouverai ce médicament ?


- Espérons-le, s’il était dans notre pharmacie interne je vous l’aurais donné volontiers, mais tout est en train de s’épuiser. Cherchez auprès des pharmacies du coin sinon allez à la pharmacie de l'hôpital de Gaza city, ils vous les donneront gratis. Ils sont fournis régulièrement  grâce aux dons de médicaments des volontaires étrangers qui entrent de temps en temps à Gaza.

Je le remerciai sincèrement et je rentrai avec Hassan et Abdel Raouf les laissant aux soins de Salma tout en la prévenant pour l'eau, je repartis ensuite à la recherche du médicament.


  Au bout de quatre pharmacies, je trouvai le médicament et je revenais exténuée mais toute heureuse à la maison. Je l’avais acheté avec une partie de l’argent que m’avait rapporté Okba la veille au soir.
Dés mon retour, je demandai à Salma de faire bouillir pour la deuxième fois l’eau et je leuri donna à boire deux sachets chacun pour faire arrêter la diarrhée. Tout pâle, Hassan reposait sur son lit, refusant d’avaler quoi que ce soit. Le docteur lui avait recommandé du liquide pour au moins 24 h, le temps que son mal s’estompe, pour Abdel Raouf sa guérison fut plus prompte. Je les surveillai toute la nuit, le lendemain matin, Dieu merci la diarrhée de Hassan avait pris fin.

  Je demandais à leurs frère et  soeur de patienter un jour encore, pour que Hassan surtout puisse reprendre des forces et nous accompagner, ils acceptèrent volontiers. Aujourd’hui c’est la fin de la trêve, les forces de l’ordre avaient redoublés de vigilance et Okba en rentrant le soir nous apprit que les gens de l’administration de son collège disaient qu’on ne pouvait faire confiance à l’ennemi surtout que le mouvement des katiouchas et des fusées de fabrication artisanal des résistants avaient recommencé à nouveau leur envol vers l’autre côté.

 

 En faisant dormir les petits, je dorlotai longuement. Farida ma deuxième fille 9 ans, elle avait écouté le récit de son frère aîné et elle trouvait du mal à s’endormir :

- Maman me demanda t-elle tout à coup, tu nous as dit hier que tout cela prendra fin un jour.

- Oui, Farida ma chérie.

- Serons-nous là pour vivre libre maman ?

Désarmée par cette question, je lui tapotai sur l’épaule pendant un moment puis je lui assurai :

- Oui mon enfant, avec l’aide de Dieu on vivra ce moment.

Les paupières de mon enfant se refermèrent sur cette affirmation prononcée sur un ton le voulant affermi. Au fond de moi je sais que le jour de la libération de la Palestine je ne le verrai jamais, peut-être mes enfants ou leurs petits enfants pas moi. Oh non surtout pas de mon vivant ! Il y a trop de haine, de trahison, de complot, de mauvaise volonté et de lâcheté et la liberté ne peut venir avec de tels maux. »

 

 

Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui XIII

afoune | 08 mai, 2010 10:54

 

 Abdel Raouf fit d’une petite voix :


-  Il va y avoir la guerre et nous n’avons pas de quoi nous défendre maman !

Je ressentis une immense colère contre notre dénuement cependant je me reprenais très vite :

-  Voyons mon enfant, nous avons ce que n’a pas l’ennemi, notre foi dans la justesse de notre cause et notre foi en Dieu.

Je me rendis compte soudain que l’enfant ne pouvait comprendre ce que je disais.


-  Si maman, je comprends.

Il semblait lire mes pensées. 
- C’est ce que notre instructeur à la mosquée nous a dit, poursuivit Abdel Raouf, mais va-t-on toujours rester comme cela désarmé devant la méchanceté de l’ennemi ?

Je n’eu pas le temps de répondre car Selma me prit la parole :


Vois-tu maman, parfois je me dis que ces occupants sionistes, beaucoup d’entres eux, et leurs parents, ont souffert le martyr avec les nazis pourquoi nous traitent-ils de cette manière inhumaine ? J’ai beau m’interroger, je ne cesse de réfléchir pour trouver une réponse sensée, je ne la trouve pas.

Bouleversée, je me détournais. Je voulais pleurer «  Oh Mon Dieu que leur dire ? »

  Tout à coup je vis le visage de Ahmed mon défunt mari devant moi «  Hadia apprends leur ceci que tout à une fin, qu'un jour viendra et nous serons libres et nous devrons travailler pour ce jour. »

Je me composais un visage serein, je souris aux enfants :
 

 - Promettez moi de ne jamais désespérer et de croire dans notre délivrance. Un jour certain les enfants, un jour certain tout cela prendra fin et nous serons libres et en sécurité.

Selma eut un large sourire :

- Oh oui ! Dieu récompense toujours ses créatures patientes. Allons mes chers petits, songeons à l’aventure du bain demain In Châa Allah.
Et le sourire revint sur les mines ingénu.

Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui XII

afoune | 22 mars, 2010 18:09

 

 

  A cet instant précis un drone survola notre espace, instinctivement tous les enfants se précipitèrent vers moi. Seule Selma demeura à l’intérieur en criant :- Encore un de leur drôle d’avion sans pilote !Je sentis que le moment était venu pour parler aux enfants, dans moins de 48 h la trêve entre l’ennemi et nous prendrait fin. Nous n’avions pas de télévision ni de radio, j’ai tout vendu pour subvenir à nos besoins mais j’entendais les gens parler autour de moi. Ni le gouvernement Hamas ni les autres mouvements de résistance n’avaient l’intention de renouveler la trêve avec les israéliens pour la simple raison est qu’un grande partie des arrangement conclus avec la trêveprésente les israéliens ne l’ont pas respectés. Le blocus était toujours là et les aides qui entraient par les passages de Eretz, de Rafah, de Karam Abou Salem et d’autres étaient vraiment dérisoires aux regards de nos vrais besoins.Mon Dieu c’était si pénible de parler politique aux enfants !

Les drones s’étaient intensifiés ces derniers jours et obscurément ils sentaient que quelque chose de pire allait se produire, j’allais m’adresser à eux tout en les serrant contre moi quand Abdel Raouf me dit le visage sombre :

-      A l’école j’ai entendu le maître discuter avec un autre que la guerre va reprendre bientôt. Le plus jeune m’apostropha l’air perplexe :-    Que va-t-il se passer maman ?Je rassemblai tout mon courage et toute ma foi pour répondre :-    Je ne le sais vraiment pas les enfants. Dieu seul le sait mais nous devons être prudents.Salam survint :-    Tu veux dire que une fois la trêve prendra fin dans deux jours, nous ne savons pas ce qui va se passer maman, me dit-elle.-    Oui et non l’ennemi veut se venger de notre endurance et du faite que le peuple défend son gouvernement, mais voilà Selma que va faire exactement l’ennemi ? je ne le sais pas.A nouveau Abdel Raouf intervint :-   Moi je le sais maman.Je le regardais avec tout l’amour d’une maman et je lui dis calmement :-  Que sais-tu Abdel Raouf mon grand garçon ?

Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui XI

afoune | 15 février, 2010 09:05

   À l'heure dite, Okba quitta notre modeste maison avec l'apparence d'un homme neuf. Moi et sa sœur, on levèrent nos mains vers le ciel, priant Allah pour qu'Il fasse aboutir ses efforts et puisse décrocher enfin un travail stable en ces temps très tourmentés. Nous avions confiance en notre Créateur.
   Je regardai sa silhouette de loin avec l'envie de le rattraper et l'accompagner dans son premier pas vers la vie active. Okba était si jeune, 16 ans et charger d'assumer la responsabilité de subvenir aux besoins de ses frères et sœurs. Cela me pesait, lui qui était si intelligent en classe, le voir loin des bancs de l'école me déchirait le cœur. Surtout que son père défunt voulait voir son fils médecin.
   Mais voilà nous appartenons à un peuple chassé de sa terre, la Palestine. Notre Histoire est faite de douleur, de résistance de trahison, de combat fratricide et après 60 ans d'exil forcé nous sommes là à payer les erreurs de calcul des uns et la bonne volonté de quelques uns qui voulaient vraiment une solution juste à tout cela et qui se sont retrouvés une fois élus légalement : « paria ».
   En retournant vers la maison, je vis le visage de Selma tourné vers la direction d'où avait disparu son frère aîné, une expression pénible sur les traits.

- Qu'as-tu Selma ? Je l'interrogeais.

- Je suis sûre que Dieu aime Okba et qu'Il va l'honorer en lui destinant ce travail mais maman j'étais en train de me demander dans la vie que nous menons aujourd'hui, peut-on espérer qu'une chose dure ?
-  Je crois ma chère enfant que quoique il adviendra, Dieu ne nous abandonnera jamais ! Ce sont ses créatures qui nous ont abandonnés comme le font d'ailleurs nos frères arabes, musulmans et surtout les égyptiens. Lui ai-je répondu.
 
  Je ne voulais pas dire à ma fille que rien absolument rien ne perdurait, que notre vie soit normale ou celle que nous vivons malgré nous aujourd'hui tout pouvait être bouleversé le temps d'un tsunami, d'un bombardement surprise, d'une inondation, d'une mort subite avec un arrêt cardiaque. Pratiquement rien n'arrêtait le cours du Destin, quand Dieu décrète c'est le destin qui prend son cours inéluctablement.
   La journée nous parut longue, dans l'attente du retour de Okba mais les enfants très excités à l'idée que le lendemain, ils allaient prendre la route du camp de Jebalia, tournait autour de moi comme des abeilles :

- Est-ce vrai maman, nous allons enfin prendre un bain comme tous les humains ?

- Oui, je leur répondai, le sourire aux lèvres.

J'avais Abdel Raouf douze ans qui faisait grise mine. Il était le seul à fréquentait l'école et il ne pouvait être de la partie demain.

Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui X

afoune | 08 janvier, 2010 18:09

   Par Afaf Aniba 

 

En dormant cette nuit là, je me promis de me réveiller plus tôt que prévu, pour pouvoir aller chercher de l’eau. Okba devait pouvoir utiliser l’eau qui restait pour un bain sommaire. Bien avant l’aube, je me redressais sur mon lit. Je devais vider les deux grands jerricans dans une bassine, la recouvrir et repartir vers le point d’eau. Marcher dans le noir m’effrayait mais c’était un devoir qui m’incombait. Soudain dans le noir, la voix de mon fils se fit entendre :

- Non maman, c’est moi qui doit aller chercher l’eau, c’est une mission d’homme. 

Je louai Allah pour son courage et son sens de la responsabilité, malgré tout je lui dis :

- Je préfère t’accompagner, c’est trop loin et on ne sait jamais avec la situation qui prévaut.

- Ne crains rien, hier j’ai trouvé un raccourci, je m’en tirerai seul. Dors je t’en prie.

Je me résignai, après son départ je me levai et à l’aide d’une chandelle je cherchais  dans les vêtements de mon mari martyr, un pantalon et une veste qu’il avait porté le jour de notre mariage, pantalon et veste irait à mon fils qui avait maintenant la stature de son père défunt sauf quelques retouches que je fis à la lumière vacillante de la chandelle. Okba devrait laisser une bonne impression sur son futur employeur. Selma s’éveilla à l’heure de la prière, je lui servis d’imam et nous accomplîmes ensemble la prière de l’aube et celle du lever du jour.Puis on s’endormirent une heure, en me levant je vis le sourire de Okba mon fils, il était revenu avec deux jerricans d’eau.Notre taudis commença à s’animer peu à peu avec le réveil des enfants, la cour de notre modeste maison était ombragée par deux grands platanes, je ne sais pourquoi moi et mes enfants on aimaient particulièrement ces deux arbres qu’on considéraient comme un luxe car c’était une verdure tellement belle et fraîche et on veillaient malgré la distribution parcimonieuse de l’eau à les arroser chaque trois jours. Pour nous Dieu a donné l’eau à toutes ses créatures qu’elles soient humaines ou végétales. Et c’était une grande injustice que de faire assoiffer cette nature si généreuse !! Les Israéliens et les Egyptiens en nous faisant subir ce blocus total ont montrés un grand mépris à l’encontre de notre environnement naturel, c’est pourquoi moi et mes enfants nous avions à cœur de protéger ces deux merveilleux platane comme de veiller sur notre propre survie. 

 
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