Ouneiba l'Ecrivain

Un blog qui donne la parole à l'écrivain et à l'être humain. Un moyen de faire parvenir des opinions et des vérités pas toujours reconnus comme tels.

Un jour dans la vie d'une famille Gazaoui VI

afoune | 23 juin, 2009 13:01

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La marche vers le camp de réfugiée six kilomètre Jebalia m’épuisa. Je retournai là où j’ai naquis et c’est là où je me suis  marier.  Je marchai la peur au ventre, les tanks Israéliens sillonnaient ce chemin des dizaines de fois par jour. Dés que la ceinture des habitations en désordre me parut au loin, je m’arrêtai un long moment, histoire de reprendre mon souffle. Je revenais vers notre point de chute quand les soldats de la Hagannah chassérent ma famille de son village Alayn à environ dix kilomètres del Qodss Jerusalem il y a plus de cinquante ans. Ils ont marché des jours des semaines, des mois avant de pouvoir s’arrêter ici à Jebalia pour ne plus jamais repartir vers notre  chez soi non loin des murailles del Qodss. C’était la première fois que je venais depuis la mort de mon mari, la gorge sèche j’avançais. A l’entrée du camp des hommes me dévisagèrent, à force d’être trahi par des agents à la solde de l’ennemi les entrées du camp étaient désormais sous surveillance. Je répondis à une question spontanément :- Je suis venu chercher l’aide de mes anciens voisins.

On me demanda ma carte d’identité, je louai Allah pour avoir encore une valable. Après vérification on m’autorisa d’entrer. Dans le dédale de ruelle j’essayai de me repérer, les incessantes incursions Israéliennes et les bombardements intensifs ont complètement bouleverser les lieux. En interrogeant par ici, en reconnaissant une échoppe par là je finis par déboucher dans l’impasse où jadis se tenait la maison de mes parents, une habitation aux murs décrépis, à trois chambre et une courette où on cuisinaient et on buvaient le thé le soir.

Une voix m’apostropha de derrière :- Je ne crois pas mes yeux, est-ce toi Hadia Naim Abdellah ?

Je me composai un sourire et je répondis à la fille de notre voisine Radhia Rabki Aïd :- Oui c’est moi Assalam Alaykoum Wa Rahmatouallah Wa Barakatouh.

- Wa Alaykoum Assalam Wa Rahmatouallah, comment vas-tu et où sont les enfants ?

Elle m’entraina chez elle, me réservant avec sa famille un accueil chaleureux. Les liens de l’appartenance sont plus forts que tout chez nous les Palestiniens, en quelques mots je fis le résumé de notre situation, la mère de Radhia encore vivante par la grâce d’Allah me ramena en arrière en invoquant la mémoire de mes parents morts, fatigués d’attendre le jour du retour en Palestine. Un verre d’eau me désaltéra :- Navré chère Hadia, hélas le siège infernal nous empêche aujourd’hui d’assumer le devoir de l’hospitalité comme il faut. Fit le ton triste Radhia. Il n y a pas plus humiliant pour le Palestinien que de ne pas recevoir son invité avec tous les honneurs qui lui sont dû, l’ennemi nous a réduit à ce verre d’eau et encore estimons nous heureux !

 

 

 

 
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